Le bouddhisme Theravada imprègne la vie quotidienne dans tout le Cambodge, pratiqué par environ 95 % de la population et visible partout — des moines en robe safran lors de leur collecte d'aumônes matinale aux petites maisons des esprits installées devant les maisons et les boutiques.
La pagode, cœur de la communauté
Presque chaque village possède son propre wat (pagode), qui joue un rôle bien plus large qu'un simple lieu de culte — c'est une école, une salle de réunion, un site de festivités, et souvent le cœur physique et spirituel de la communauté. Le Cambodge compte des milliers de pagodes actives, des modestes temples de village aux grands complexes de Phnom Penh.
Faire le bien et pratique quotidienne
Accumuler du mérite — par des offrandes de nourriture aux moines, des dons au temple ou des actes de bonté — occupe une place centrale dans la pratique bouddhiste au Cambodge, censée porter chance dans cette vie comme dans la suivante. De nombreux jeunes hommes passent une période en tant que moines ordonnés à un moment de leur vie, une tradition encore largement respectée aujourd'hui.
Diversité religieuse
Aux côtés du bouddhisme, le Cambodge abrite une minorité musulmane cham concentrée principalement le long du Mékong et du Tonlé Sap, ainsi que de petites communautés chrétiennes et animistes, en particulier parmi les groupes ethniques des hautes terres du nord-est — un rappel que la vie spirituelle cambodgienne est plus riche et nuancée qu'il n'y paraît de prime abord.
Visiter une pagode avec respect
Couvrez vos épaules et vos genoux, retirez vos chaussures avant d'entrer dans le sanctuaire principal, et parlez à voix basse. Les moines ne doivent généralement pas être touchés par les femmes, et il est d'usage de s'asseoir sans pointer les pieds vers une image de Bouddha. Un don laissé à l'entrée est toujours bienvenu, jamais exigé.